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Coquelicots



Frêles coquelicots
  Se courbent gentiment
    Dans un courant d'air chaud
      A la lisière d'un champs.

    C'est la couleur qui tranche
      Avec celle du blé
        Ce matin de dimanche
          Un dimanche de mai.

        Sur tout le long parcours
          De ce petit chemin,
            La plante de l'amour
              En rouge a tout repeint.

            Soudain le vent se calme
              Et comme une vipère
                Cette couleur s'étale
                  Se mêlant à la terre.
         
                Et derrière le mur
                  Barrière de pavots,
                    Un homme sans armure
                      Est couché sur le dos.

                                                  Mort.



Article ajouté le 2007-10-22 , consulté 259 fois

Commentaires


schotz site : schotz.unblog.fr | le 16/11/2007 à 14:11:30
J'adore ton poême c'est trop bien écrit.Tous tes vers coulent comme de l'eau. C'est beau et en même temps tellement réel!

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