Coquelicots
Frêles coquelicots
Se courbent gentiment
Dans un courant d'air chaud
A la lisière d'un champs.
C'est la couleur qui tranche
Avec celle du blé
Ce matin de dimanche
Un dimanche de mai.
Sur tout le long parcours
De ce petit chemin,
La plante de l'amour
En rouge a tout repeint.
Soudain le vent se calme
Et comme une vipère
Cette couleur s'étale
Se mêlant à la terre.
Et derrière le mur
Barrière de pavots,
Un homme sans armure
Est couché sur le dos.
Mort.

Commentaires
schotz site : schotz.unblog.fr | le 16/11/2007 à 14:11:30J'adore ton poême c'est trop bien écrit.Tous tes vers coulent comme de l'eau. C'est beau et en même temps tellement réel!